Madame Guillotine ☠ Yarns to die for ⚡

Qui est donc Madame Guillotine ?

Bonjour !

Je m’appelle Marie-Cécile Godwin, alias Madame Guillotine. C’est bien moi sur la photo ci-contre, même si je ne peux pas vous garantir l’aspect contractuel de ma couleur de cheveux. Je suis la tenancière de cet établissement depuis mars 2020.

Dans la “vraie” vie, celle qui paie les factures, je suis UX designer, comme on dit dans la Startup Nation. Ça veut juste dire que je passe le plus clair de mon temps à poser des questions à des personnes, à observer leurs usages et à tenter de convaincre mes client·es qu’il faut en tenir compte. Si ça vous amuse, vous pouvez aller voir tout ça sur mon site.

La couleur a toujours fait partie de ma vie, que je la pose sur du papier, un écran, des cheveux ou du tissu. Il ne manquait plus que la laine. J’ai créé Madame Guillotine en mars 2020, durant le confinement dû à l’épidémie de COVID-19. C’est motivée par la fine équipe du TricoThé de Metz que j’ai commencé mes premières expérimentations tincturiales. La sauce a pris immédiatement, si je puis dire. Elle a si bien pris que j’ai décidé d’étendre les activités de mon entreprise de design pour y ajouter… la teinture de laine.

Portrait de Madame Guillotine
Résistance à la chaleur
Patience
Temps perdu sur Instagram
Passion pour la couleur

Madame en 5 faits

Je suis une introvertie sous couverture. J'arrive très bien à interagir avec mes semblables, certain·es arrivent même à gagner grâce à mes yeux. Mais la solitude, agrémentée de laine, est mon mode nominal.

Je suis mariée à un homme fantastique, "videogame creative writer" de profession et d'origine anglaise / galloise. Nous vivons pour l'instant en France. Pour l'instant...

Je suis une de ces féministes radicales, intersectionnelles et décoloniales qui cassent l'ambiance en soirée. I believe women, trans women are women, black lives matter, men are trash.

Je suis géphyrophobique. Que je sois dessous ou dessus, j'ai la phobie des ponts, passerelles et autres enjambées d'eau, de peur qu'elles me tombent dessus ou s'écroulent sous mon poids.

J'aime les chiens, tous les chiens, les petits chiens, les gros petits chiens, les bâtards, les pur-race, les vilains, les jolis, les poilus et les nus. Mon plan de fin de carrière : une ferme et plein de vieux chiens.

La philosophie de Madame Guillotine

La laine

Je vous en dis plus sur la page dédiée, mais je fais en sorte d’expérimenter pour trouver les laines dont le rapport qualité, prix et impact environnemental est le plus juste pour vous, pour moi, pour les animaux, les productrices et producteurs, ainsi que notre cadre de vie partagé.

Les prix

Le fait que le tricot connaisse un retour sur le devant de la scène craft n’est pas anodin. Les arts des fibres, la couture, la confection, le DIY participent d’un mouvement de ré-encapacitation (empowerment) où les femmes, personnes issues de minorités, personnes noires, racisées, ou encore issues d’une classe sociale modeste se réapproprient la production industrielle du prêt-à-porter et tissent un lien profond avec les matières et les objets qu’elles fabriquent.

Il y a tout un monde dans le tricot : depuis la grand-mère qui tricote quelques pulls fantaisie à ses petits-enfants jusqu’à la jeune femme qui se lance dans le DIY inspiré par Pinterest, on trouve toutes les classes sociales, tous les âges, et aussi tous les genres, même si le craft (spécifiquement le craft lié au “care”) est un domaine bien souvent féminin.

J’essaie du mieux que je peux de prendre en compte les dynamiques de pouvoir et les inégalités au sein de la communauté. Mon souhait est de connecter les meilleurs côtés : des laines qui me permettent de vivre, qui gardent des prix abordables, sans pour autant me fâcher avec mes consœurs en tirant trop les prix vers le bas. Mon ambition serait de teindre aussi des laines plus “grand public”.

La teinture

Pour l’instant, je réalise mes teintures avec ce qu’on appelle des “acid dyes”, c’est à dire des pigments qui se fixent à la laine quand ils sont plongés avec elle dans un bain légèrement acidifié avec du vinaigre de vin blanc et chauffés à une certaine température. Je n’utilise que du vinaigre de vin blanc et ces pigments.

Je fais tout pour qu’un maximum de pigments soient fixés aux fibres, pour relâcher le moins de teinture possible dans le réseau. J’utilise des écheveaux pour récupérer les pigments qui atterrissent sur mon plan de travail et vous les propose à prix réduit.

Je lave mes laines avec soin et une lessive écologique sans rinçage, j’économise toute l’eau qu’il m’est possible d’économiser. Je réutilise mes bains et l’eau de trempage autant que possible.

L'écologie

Ah l’écologie, un grand dilemme contemporain. J’en sais quelque chose, puisqu’en tant que designer, je mène des recherches et enseigne sur l’impact de l’Anthropocène sur la conception. Tout un programme, n’oubliez pas vos antidépresseurs.

Je fais de mon mieux pour écoresponsabiliser tout ce que je peux écoresponsabiliser. Le moins de plastique possible dans mon travail et dans mes expéditions, des emballages réutilisés le plus longtemps possible, de la laine qui vient d’Angleterre et de France, je fais non seulement de mon mieux mais j’essaie de m’améliorer constamment.

Alors oui, le carton ou l’enveloppe dans laquelle vous recevrez votre précieux butin ne sera pas holographique. Je le regrette bien, mais je préfère récupérer des cartons et des enveloppes en kraft qui sont certes moches et couvertes de scotch brun, mais c’est mieux pour vous, moi et tout le monde. Je vous invite d’ailleurs à les réutiliser ensuite de votre côté !